samedi 20 juin 2015

Feignasse

Le bon mot est une spécialité française qui ne coûte rien. Juste deux ou trois phrases et un trait d'esprit condensé dans une formule. C'est sur ça que La Rochefoucauld a fait sa carrière et on ne peut pas dire qu'il ait vraiment servi la cause du travail, parce que le goût de cette formule, parfois rebaptisé punchline pour sonner plus moderne, se note quasiment dans l'instant de sa fulgurance. C'est pour ça que Coluche avait un dictaphone, que Bernard Pivot twitte aussitôt, que Ruquier cherche du papier autour de lui pour ne pas en... [Lire la suite]
Posté par imerege à 09:09 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

dimanche 4 janvier 2015

Coluche.

Si on discute la nature même du comique de Coluche, on s’aperçoit que le tournant a lieu vers 1975, avec Le Schmilblick. Concession totale à l'humour gaulois : grosse marrade et par ici la monnaie. Donc, pas en 81, avec les élections présidentielles ou en 82 avec la mort de Dewaere. Je propose une hypothèse, étayée par un certain nombre de faits : d'abord, on rembobine. Fondamentalement, Coluche se tire du Café de la Gare parce que son humour ne s’accorde pas avec celui de Romain Bouteille, que ni le comique gaulois, ni la notoriété... [Lire la suite]
Posté par imerege à 19:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
mardi 28 octobre 2014

Coluche

Quand le noir est mis en scène dans « Le schmilblick », on est chez Michel Leeb et c’est lamentable. Même le pire des humoristes ne se permettrait plus cela, non pas qu’on subisse aujourd'hui le triomphe du politiquement correct -comme le prétendent beaucoup-, mais parce qu’on a passé cette préhistoire de l’humour où on pouvait rire des noirs sur le mode de la caricature raciste. Donc, il ne faut pas totalement pleurer Coluche. Une formidable puissance comique, un corps à l'avenant, mais de terribles compromissions beaufs.
Posté par imerege à 00:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
jeudi 5 juin 2014

Humoristes.

Un article du Monde qui mentionne Beppe Grillo me rappelle Coluche et Le fou de guerre dans lequel Grillo joua. J'ai du mal à croire qu'il s'agit du même. Est-ce que le virus de la politique incubait déjà dans le corps du comique transalpin ? De quoi parlaient-ils avec Coluche sur les lieux du tournage ? Qu'en aurait pensé Coluche ? De toute façon, c'est le point Godwin de toute conversation française sur la politique : qu'en aurait pensé Coluche ?
Posté par imerege à 10:07 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
lundi 26 novembre 2012

Respectabilité

Il y a, pour des raisons culturelles (merci Aristote), un vieux complexe des comiques par rapport à leur genre de prédilection. D'où leur quête de respectabilité. Quand il s'agit du cinéma, on appelle ça le syndrome Tchao Pantin. Un humoriste ose le contre-emploi pour se faire aimer des critiques. Et les médias lui rappellent que Coluche avait déjà tenté le coup avec le film de Berri. Mais c'est faux : des rigolos qui s'étaient illustrés dans les drames, il y en avait déjà eu. Bourvil, par exemple, avait montré qu'il n'excellait... [Lire la suite]
dimanche 18 novembre 2012

Saint Coluche

Il est parfois bon de visionner des documents qui ne relèvent pas de l'hagiographie coluchienne. les journalistes attaquent coluche
Posté par imerege à 09:59 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :


vendredi 2 mars 2012

Constat.

Tous ceux qui labellisent les nouveaux comiques par l’antonomase d’usage "(le nouveau Coluche", "le nouveau Desproges") sont ceux qui cherchent à briser les flèches qui pourraient les atteindre.
Posté par imerege à 13:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
dimanche 29 janvier 2012

Réponses

"Ca vous fait quoi qu'on vous appelle le nouveau Coluche". "Cela vous fait quoi qu'on vous appelle le nouveau Desproges ? Réponses possibles : 1- Ca prouve que vous vivez dans le passé. 2- Ca montre qu'il n'est pas arrivé grand chose dans l'humour français depuis 25 ans. 3- Ca m'incite à croire que vous me condamnez aux accidents de la route ou aux métastases. 4- Ca montre que vous maîtrisez l'antonomase. 5- C'est un peu insultant pour ceux qui les ont précédés. 6- Cela confirme qu'on est Coluche ou Desproges,... [Lire la suite]
Posté par imerege à 16:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
lundi 10 octobre 2011

Gaspard Proust

Dernière coqueluche de la presse, toujours orpheline de Desproges et de Coluche. Depuis vingt-cinq ans, le deuil aurait dû être fait. Cette obsession pathologique incite à l'antonomase commode : cette année, Gaspard Proust est assimilié à Desproges. Guillon doit en être fâché. Mais Guillon n'a jamais été méchant. Pour l'être encore faut-il avoir du talent. Proust a au moins des références, ce qu'on soupçonnait un peu. Houellebecq (pseudo-méchant et vrai ennuyeux), Zola (magnifique), Dostoievski (itou). Et Lautréamont, dans tout cela ?... [Lire la suite]
Posté par imerege à 22:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
mercredi 24 août 2011

Tchao Pantin (1983)

Pour beaucoup, l'Everest de Coluche. Cela dit, le reste de sa filmographie comporte tant de crevasses que le moindre relief passe pour une montagne (si l'on excepte Le fou de guerre). Dans le concert de louanges qui, depuis des années, accompagne l'évocation de cette oeuvre, une voix discordante : celle d'Henri Guybet, ancien compagnon de route du Café de la Gare, qu'on ne confondra jamais avec André Bazin. Bon. Guybet affirme que jouer la tristesse n'est pas si difficile, il suffit de penser à sa feuille d'impôts. Le point... [Lire la suite]
Posté par imerege à 22:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,